Justice

Services aux victimes et Prévention de la violence familiale

Quels sont vos recours si vous êtes victimes de violence?


Faire des choix : quels sont vos recours?

Vous vous sentez peut-être seule et impuissante. C’est le cas de la plupart des femmes victimes de mauvais traitements. Mais si vous voulez que les choses changent, il vous faut agir, même si vous avez peur. Ce ne sera sans doute pas facile, mais essayez de garder à l'esprit que vous n’êtes pas seule. Il y a des personnes prêtes à vous aider dans votre démarche.

Bien des femmes ayant eu à faire ces choix ont décidé qu’elles ne méritaient pas d’être victimes de violence et ont quitté la relation temporairement ou pour toujours. C’est une décision difficile, mais chaque personne mérite d’être en sûreté et de se faire respecter. Quel que soit le choix que vous ferez, il existe des gens, des associations et des organismes qui peuvent vous aider.


En parler

De nombreuses femmes ont trouvé très réconfortant de pouvoir parler de leur situation avec quelqu’un. Vous pourriez vous aussi trouver utile de parler à quelqu’un en qui vous avez confiance : amie ou parent, chef spirituel ou aînée, médecin ou conseillère.

Bien des femmes n’ont personne à qui se confier. Si c'est votre cas, sachez que vous pouvez vous adresser au personnel de la maison de transition de votre localité. Il n’est pas nécessaire d'y être hébergée pour recevoir de l’aide et du soutien.

Vous pouvez aussi consulter l’annuaire téléphonique ou le répertoire des services et organismes-ressources fourni sur ce site (cliquez sur le lien à gauche) pour trouver quelqu’un à qui vous adresser.

La Section de la prévention de la violence familiale est un bon point de départ; on peut la rejoindre au 667-3581 à Whitehorse ou au numéro sans frais 1-800-661-0408, poste 3581 de l’extérieur de Whitehorse.

Après les heures normales de bureau, il vous est encore possible d’appeler la maison de transition la plus près de chez vous. Toutes les maisons de transition du Yukon acceptent les appels à frais virés et sont accessibles 24 heures sur 24.

Kaushee's Place (Whitehorse) 668-5733
 
Refuge pour femmes battues de Dawson 993-5086
 
Help and Hope for Families (Watson Lake) 536-2711
 
Carmacks Safe Home 863-5918 ou après les heures normales de  bureau 863-5385
 
Magedi Safe Home (Ross River) 969-2722

Vous vous sentez peut-être gênée de demander de l’aide pour une raison aussi intime. Mais n’oubliez pas que toute personne a besoin d’aide à un moment donné. C’est normal de demander de l’aide, même si c’est difficile ou gênant. Il faut beaucoup de courage pour le faire, mais cela en vaut la peine.

Comme la plupart des femmes, vous avez sûrement déjà fait beaucoup pour essayer d’arranger les choses, de réduire la violence et de protéger les enfants, mais il faut savoir le reconnaître lorsque vous avez fait tout ce qu'il était possible de faire et que vous avez atteint la limite. Encouragez-vous en pensant à tout ce que vous avez déjà fait. Cela montre à quel point vous êtes forte et vous pouvez l'être encore!


Et si vous restez?

Il se peut que vous décidiez de rester avec votre partenaire, du moins pour l’instant. Vous croyez qu’il pourrait y avoir une chance d’améliorer la situation. Vous sentez peut-être que votre relation est importante et vous y avez mis beaucoup d’énergie. C’est le cas de nombreuses femmes. Mais vous devez être consciente que même si les choses vont mieux pendant un certain temps, dans la plupart des cas, la violence reprend de plus belle et s’intensifie si l’agresseur ne reçoit pas d’aide.


Définir les limites et vous protéger

Si vous décidez de rester, il faudrait essayer de définir certaines limites. Vous pouvez décider de ce qui doit changer et quels sont les comportements acceptables. Et vous pouvez décider du délai que vous laisserez à l’agresseur pour procéder à ces changements. Si l’agresseur n’a pas changé son comportement après le délai établi, vous pouvez lui demander de partir ou, selon le cas, partir vous-même. Si vous décidez de rester avec votre partenaire, il faut d’abord penser à votre sécurité et à celle de vos enfants. Protégez-vous. Pensez à préparer un plan d’urgence et de sécurité personnelle. Point important : Soyez consciente que si vous essayez d’établir des limites et de poser des choix sûrs pour vous-même, il est possible que les réactions de votre partenaire soient négatives. Il pourrait devenir encore plus violent. Soyez prête et ayez un plan de sécurité bien rodé.


Savoir que faire en cas d'urgence

Vous devez être préparée au cas où il vous faudrait agir rapidement. Voici quelques points à prendre en considération :

  • Où aller en cas d’urgence? Vous avez besoin d’un endroit sûr.
  • Comment vous y rendre? Est-ce que quelqu’un peut venir vous chercher? Pouvez-vous prendre la voiture, un taxi ou l'autobus?
  • Y a-t-il quelqu’un à qui vous pouvez téléphoner pour décrire la situation et l’avertir de vos projets?
  • Pouvez-vous laisser les animaux domestiques chez quelqu’un?
  • Savez-vous comment vous rendre à la maison de transition?
  • En connaissez-vous le numéro de téléphone? Consultez le Répertoire téléphonique.


Préparer un plan d'urgence

  • Préparez des photocopies de toutes vos pièces d'identité et des documents importants. Gardez-les dans un endroit sûr où vous pourrez les trouver rapidement. Cela est très important; vous économiserez du temps et vous éviterez des désagréments plus tard.
  • Élaborez une voie d'évasion. (Sachez où vous pouvez aller pour vous mettre en sécurité, même si ce n’est que pour téléphoner.)
  • Si vous avez été victime de violence auparavant, assurez-vous d’en informer la police.
  • Si vous pouvez le faire sans danger, préprogrammez les numéros de téléphone d’urgence (maison de transition, ami(e)s, personnes qui peuvent vous aider).
  • Parlez à vos amis et aux gens en qui vous avez confiance, dites-leur ce qui se passe pour qu’ils puissent veiller sur vous.
  • Prévoyez des endroits sûrs pour le soin de vos animaux domestiques. En général, les maisons de transition n’acceptent pas les animaux.
  • Appelez une maison de transition et parlez au personnel. Mettez au point un code avec le personnel; de cette façon, on saura qui appelle si vous devez le faire en situation de crise.
  • Si possible, cachez un peu d’argent (vous pourriez en avoir besoin pour payer un taxi, bien que certaines maisons, comme Kaushee’s Place, paient le taxi pour vous).
  • Parlez avec les enfants. Ils ont besoin de savoir chez quel voisin se rendre en cas d’urgence.
  • Préparez un sac ou une valise d’urgence au cas où vous devriez partir rapidement.
  • Vous ne pouvez pas tout emporter! Ne prenez que ce dont vous aurez besoin pendant quelques jours. Au besoin, laissez vos effets dans un sac chez une amie.


Si vous croyez que cela ne sera pas sécuritaire, préparez au moins une liste des articles nécessaires et assurez-vous de savoir où les trouver rapidement en cas d’urgence :

  • pièces d'identité, documents importants (certificats de naissance, de mariage, etc.);
  • documents pertinents à la garde des enfants, selon le cas;
  • cartes d’assurance-santé pour vous et vos enfants;
  • certificat de statut autochtone (si cela s’applique);
  • documents d’immigration ou de citoyenneté, passeports;
  • argent, livrets bancaires, cartes de crédit;
  • vêtements pour vous-même et les enfants pour quelques jours;
  • médicaments nécessaires pour vous ou les enfants;
  • clés de maison, d’automobile;
  • jouets et livres préférés des enfants;
  • copies de votre bail, hypothèque ou autre contrat;
  • carnet d’adresses et de téléphone;
  • certificat d’immatriculation de l’automobile, permis de conduire, certificat d'assurance automobile;
  • vos biens et vos livres préférés (des articles qui peuvent vous réconforter. N’oubliez pas vos précieuses photos de famille : votre conjoint, pour se venger, pourrait les détruire ou les confisquer et vous ne pourrez jamais les remplacer.

Ce serait probablement une bonne idée d'obtenir une consultation juridique dès maintenant, avant qu'il n'y ait urgence, notamment pour discuter de vos droits si vous êtes propriétaire.


Comment obtenir de l’aide en cas d’urgence

Vous pouvez obtenir de l’aide en criant. Vous serez peut-être plus en sûreté si vous courez à l’extérieur où d’autres personnes peuvent vous voir et vous entendre. Si vous êtes à Whitehorse, composez le 911. Tous les appels reçus à ce numéro sont enregistrés et gardés comme éléments de preuve.

Si vous habitez une autre localité du Yukon, appelez le détachement de la GRC dans votre localité. S’il n’y a pas de réponse, votre appel sera automatiquement acheminé au numéro d'urgence 911 à Whitehorse. Quand vous composez le 911, il faut environ quatre secondes pour établir la liaison. Dans un cas d’urgence, cela peut sembler long. Restez en ligne; il ne faut pas raccrocher et recomposer. Vous n’aurez peut-être pas beaucoup de temps pour parler; essayez d'être claire et précise.

Voici ce qu'il faut dire :

  • votre nom;
  • l'endroit où vous vous trouvez;
  • on est en train de vous attaquer;
  • vous avez peur d'être blessée ou vous craignez pour votre vie;
  • l'endroit où se trouve votre agresseur et s’il est armé ou a accès à une arme.

Il est illégal pour quiconque de vous agresser. La GRC a le devoir de répondre à votre appel. Si vous avez peur d’être tuée, dites-le à la GRC. Cela incitera les agents à venir plus rapidement. Mais n’oubliez pas, il n’est pas nécessaire que votre vie soit en danger immédiat pour demander de l’aide ou du soutien.

Si vous ou votre agresseur êtes néo-Canadiens, votre appel aux agents de police ne signifie pas nécessairement que l'un ou l'autre d'entre vous sera déporté ou perdra son statut d'immigrant. Par contre, votre agresseur peut essayer d’utiliser cette menace pour vous empêcher d’appeler.


Que se passe-t-il quand vous faites venir les policiers?

À leur arrivée, les policiers feront tout en leur pouvoir pour faire cesser tout comportement violent et pour assurer votre sécurité immédiate.

Puis ils vous poseront des questions, à vous et à l’agresseur.

Ils ne devraient pas vous parler à tous deux en même temps ou dans la même pièce.

Dites aux policiers ce qui s’est produit. Donnez-leur tous les détails. Montrez toute blessure que vous ou vos enfants avez subie et tout dommage causé à vos biens ou à votre maison.

Informez les policiers de toute personne qui aurait pu voir ou entendre ce qui s’est passé.

Les policiers peuvent interroger les voisins, des amis ou du personnel médical. Il se peut que les policiers prennent des photos de vous et de la scène. Il se peut aussi qu’ils vous demandent d’aller au poste de police pour qu’on prenne des photos qui pourraient être utilisées comme preuve pour démontrer le bien-fondé de la cause.


Que se passe-t-il si la police porte une accusation?

S'il y a une preuve suffisante aux yeux des policiers qu'un des conjoints a agressé son ou sa partenaire, ils doivent porter une accusation. Les policiers arrêteront et emmèneront l’agresseur. S’ils ne le font pas, demandez pourquoi. La préoccupation principale de la GRC devrait être votre sécurité et celle de vos enfants.

Nota : Il ne vous appartient pas de décider s’il faut ou non porter une accusation. Les policiers ne retireront pas l’accusation à votre demande. La GRC a une politique de tolérance zéro envers ce type de violence.

Si la police porte une accusation, elle pourrait avoir besoin de votre aide pour recueillir les preuves qui aideront votre cause.

  • Informez les policiers de l’endroit où pourraient se trouver des vêtements déchirés ou ensanglantés et toute arme que l’agresseur aurait pu utiliser pour vous blesser ou vous menacer.
  • Si vous êtes blessée, rendez-vous à l’hôpital, chez le médecin ou au poste de soins infirmiers de votre localité. Informez le personnel que vous avez été victime d'agression.
  • Assurez-vous qu’on prend note de vos blessures. (Il faudra que vous signiez une autorisation permettant l’utilisation du dossier médical comme preuve au tribunal.)
  • Demandez à une amie de prendre des photos de vos blessures, des meubles cassés ou de tout autre dommage. N’oubliez pas de lui demander de signer et de dater les photos, car celles-ci pourraient être une preuve importante dans un procès.
  • Conservez toutes les lettres de menace ou les messages laissés sur votre répondeur. Gardez un registre où vous inscrirez l’heure et la date des actes commis par votre agresseur.

Important : Soyez très prudente! Gardez votre registre et tout autre élément de preuve dans un lieu sûr où l’agresseur ne pourra pas les trouver ni les détruire.

La GRC demandera un enregistrement audio ou vidéo de votre déclaration. Le témoignage de la victime est la preuve principale dans tout procès.

La personne qui prendra votre déclaration devrait attirer votre attention sur ce qui suit :

  • Si vous deviez renouer la relation et décidiez par la suite de présenter une nouvelle version des faits devant les tribunaux, votre déclaration initiale pourra être utilisée comme preuve.
  • Présenter un faux témoignage en cour constitue une infraction criminelle.

Quand la police procède à l’arrestation, l’agresseur est généralement détenu pour la nuit ou, quelquefois, seulement quelques heures. Informez la GRC si vous désirez qu’une ordonnance de non-communication soit prescrite au moment de sa libération.

Si la GRC de Whitehorse porte une accusation contre votre agresseur, elle pourra vous aiguiller vers son programme bénévole d’aide aux victimes (ce programme offre du soutien aux victimes 24 heures sur 24). Elle pourrait aussi vous diriger vers Kaushee’s Place, même si vous n'avez pas encore tout à fait décidé si vous mettrez fin ou non à la relation.

Les bénévoles du programme d’aide aux victimes et le personnel de la maison de transition sont là pour vous donner du soutien affectif et vous renseigner sur les ressources à votre disposition dans la communauté.


Et si vous avez encore peur de lui?

Si la GRC n’appréhende pas votre agresseur et si vous avez peur d’être seule avec lui, informez-en les agents. Avertissez les policiers si vous croyez qu’il vous frappera encore après leur départ.

Si vous décidez de rester, prenez note du nom des agents, au cas où vous devriez communiquer avec eux plus tard. Si vous décidez de quitter les lieux, demandez aux agents d’attendre pendant que vous réunissez vos effets personnels. Demandez-leur de vous emmener dans un endroit sûr, comme une maison de transition. Si vous avez des enfants en danger, vous avez le droit de les emmener.

La police ne pourra pas vous aider à prendre les enfants plus tard à moins d’obtenir une ordonnance du tribunal l'autorisant à le faire.

Si vous devez quitter votre foyer d’urgence et vous décidez de ne pas retourner pendant un certain temps, la GRC pourra vous escorter plus tard pour que vous récupériez vos objets de première nécessité. Les agents sont chargés d'assurer votre protection et non de vous aider à transporter vos effets. Préparez-vous à la situation et demandez à une amie de vous accompagner pour vous aider.


Qu’arrive-t-il quand il est accusé?

Si l’agresseur est accusé d’une infraction criminelle, pour avoir commis des voies de fait ou avoir proféré des menaces, il pourrait avoir à signer un engagement avant d’être libéré. Un engagement est un document officiel par lequel un accusé s’engage à comparaître en cour et à respecter certaines conditions, entre autres :

  • n’avoir aucun contact direct ou indirect avec vous;
  • ne pas approcher votre maison ni votre lieu de travail;
  • ne pas consommer d’alcool.

Nota : Le non-respect des conditions définies dans l’engagement constitue une infraction criminelle. Signalez à la GRC tout manque à son engagement de la part de l’agresseur.

Si votre localité n’offre pas de services d’aide aux victimes, demandez aux policiers de vous avertir quand votre agresseur sera libéré. Demandez s’il a été tenu de signer un engagement établissant les conditions de sa libération.

Si la GRC ou le tribunal ne vous remet pas de copie de l’engagement, vous avez le droit d’en demander une. Communiquez avec l’agent qui a procédé à l’arrestation ou avec la Section des services aux victimes. Quand l’accusation criminelle sera déposée, vous devrez probablement vous rendre au tribunal pour témoigner si l’accusé plaide non coupable.

Téléphonez à la Section des services aux victimes, au 667-8500 à Whitehorse (ou sans frais au 1-800-661-0408, poste 8500), pour obtenir des conseils à ce sujet. Il se peut que quelqu’un puisse vous accompagner en cour et vous donner du soutien.

Si votre agresseur plaide coupable ou est reconnu coupable par la cour, vous aurez l'occasion de laisser savoir au juge, au moyen de la déclaration de la victime, quelles ont été les répercussions de la violence sur vous et votre famille. Vous pouvez aussi énoncer les conditions que vous aimeriez voir imposées à votre agresseur (par ex. une probation avec ordonnance de non-communication).

Nota : Si l’anglais n’est pas votre langue maternelle, la GRC tentera par tous les moyens de trouver un interprète pour vous aider à produire la déclaration et vous donner d’autres renseignements. (Dans tous les cas, les services d’interprétation sont fournis si vous devez aller en cour.) Les femmes francophones peuvent téléphoner à la Direction des services en français à Whitehorse, au 667-3775, pour obtenir de plus amples renseignements à ce sujet.


La décision de partir

La plupart des femmes ont dû quitter leur foyer en situation de crise plus d’une fois.

Mais il n'est pas nécessaire d'attendre que la situation soit critique pour mettre fin à une relation de violence.

Vous pouvez choisir de laisser la relation temporairement ou pour toujours. C’est une décision qui pourra s’avérer très difficile. Certaines femmes trouvent qu’un éloignement temporaire est une solution qui leur convient. Cela montre à l’agresseur que le besoin de changement est une affaire sérieuse. D’autres femmes trouvent que les promesses de changement sont vaines, la violence continue et la seule façon d’arrêter la violence est de mettre fin à la relation une fois pour toutes.

Il pourrait être utile de parler avec quelqu’un en qui vous avez confiance ou à une personne de la maison de transition locale. Ces personnes peuvent vous apporter du soutien. Vous pouvez aussi leur téléphoner. Vous n’avez pas à donner votre nom. Vous n’êtes pas obligée d’habiter la maison de transition pour recevoir de l’aide.

Vous pouvez aussi parler aux membres du personnel de la Section de la prévention de la violence familiale à Whitehorse (667-3581 ou, sans frais, 1-800-661-0408, poste 3581). Cet organisme dispose d'un personnel bien entraîné pour conseiller les femmes victimes de violence de même que les agresseurs.

Quel que soit votre choix, ayez confiance en vous.


Où aller pour être en sûreté?

Vous avez besoin d’aller dans un endroit sûr. Cherchera-t-il à vous retrouver? Où penserait-il à aller pour vous trouver? Pensez aux endroits où vous, et peut-être vos enfants, pouvez vous rendre pour être en sécurité. Il vous est peut-être possible d’aller à la maison d’une amie ou d’un parent. Toutefois, si votre sécurité est en jeu, le meilleur choix est peut-être une maison de transition.


Les maisons de transition : comment peuvent-elles vous aider?

Les maisons de transition sont des refuges d'urgence offrant, dans un milieu de soutien, des services aux femmes avec ou sans enfants. On trouve ces refuges dans quelques localités du Yukon. Des dispositions peuvent être prises pour conduire une femme au refuge le plus près s’il n’y en a pas dans sa localité.

Toutes les maisons de transition du Yukon acceptent les enfants et, à l’exception du refuge pour femmes de Dawson, sont accessibles aux fauteuils roulants. En règle générale, les maisons de transition n’acceptent pas les animaux domestiques.

Sachez que les maisons de transition n'accueillent pas que des femmes victimes de violence physique. Il y a plusieurs types de violence dont les femmes peuvent être victimes.

On trouve des maisons de transition à Whitehorse, à Watson Lake, à Carmacks, à Dawson et à Ross River. Même si, au Yukon, les adresses des refuges ne sont pas un secret, des mesures de sécurité sont mises en place à chaque maison pour assurer la sûreté des résidentes. Vous pouvez venir à la maison de transition par vous-même, avec une personne de soutien ou accompagnée par les policiers s'ils sont intervenus.

Les maisons de transition du Yukon sont accessibles en tout temps par téléphone et, si vous informez la téléphoniste que vous êtes une femme ayant besoin d’aide, on acceptera votre appel à frais virés :

Kaushee's Place (Whitehorse) 668-5733
 
Refuge pour femmes battues de Dawson 993-5086
 
Help and Hope for Families (Watson Lake) 536-2711
 
Carmacks Safe Home 863-5918 ou, après les heures normales de bureau, 863-5385
 
Magedi Safe Home (Ross River) 969-2722

Vous serez en sûreté à la maison de transition. Quelqu’un sera là pour vous écouter. Le refuge offre un milieu où une femme peut commencer à prendre ses propres décisions et à reprendre le contrôle de sa vie. Tout est confidentiel. Personne ne parlera à d’autres de votre situation à moins que vous n’en donniez la permission.

Nota : Certains professionnels qui ont des motifs de croire qu’un enfant subit des mauvais traitements ou est victime de négligence DOIVENT en faire rapport aux Services à l'enfance et à la famille.

Ces professionnels incluent le personnel des maisons de transition, les travailleurs sociaux, les professionnels de la santé, les conseillers, le personnel enseignant, les travailleurs des services à l'enfance et les membres de la GRC.

Il y aura probablement d’autres femmes et enfants au refuge. Vous trouverez soutien et réconfort à parler avec quelqu’un qui a eu des expériences semblables ou qui a eu à affronter les mêmes difficultés.

La durée de séjour permise dans les maisons de transition du Yukon varie.

À Dawson, le séjour maximal est de deux semaines.

À Watson Lake et à Kaushee’s Place, les femmes et les enfants peuvent rester un mois.

À Carmacks, le séjour maximal est de une semaine (car en fait, il s'agit d'un refuge et non d'une maison de transition).

À la maison Magedi Safe Home de Ross River, le personnel détermine la durée du séjour au cas par cas.

Ce qu'il faut savoir c'est que toutes les maisons de transition du Yukon ont des règles souples quant à la durée de séjour permise.

Chaque situation est différente et au besoin on fera exception à la politique établie. Le refuge fournira nourriture, renseignements, renvois, soutien et encouragement.

On s’attend à ce que vous aidiez à la préparation des repas et au ménage et que vous obéissiez aux règles de la maison. De plus, les femmes sont responsables du soin de leurs enfants.

Si vous n’êtes pas certaine de savoir où habiter après avoir quitté votre conjoint violent, Kaushee’s Place à Whitehorse offre une possibilité d’hébergement à long terme pour les femmes ayant besoin de services de sécurité et de soutien. On peut y louer des appartements dont le loyer est déterminé selon le revenu de la femme.

Les maisons de transition ont une politique d'extension de services et les travailleuses sociales peuvent continuer à vous aider une fois que vous avez quitté la maison. Si vous décidez de ne pas rester dans une maison de transition, les travailleuses sociales peuvent vous aider en vous fournissant des renseignements, des renvois, du soutien et des encouragements. Kaushee’s Place et certaines autres maisons de transition au Yukon mettent aussi en place un groupe de soutien pour femmes.