Justice

Services aux victimes et Prévention de la violence familiale

Que se passe-t-il après votre départ?


Une fois en sécurité... Maisons de transition et choix qui s'offrent à vous

Une fois que vous êtes en sûreté , vous pouvez prendre quelque temps pour décider ce que vous allez faire désormais. Vous avez besoin de temps et d'espace pour prendre les décisions qui vous conviendront le mieux, à vous et à vos enfants.

Le personnel de la maison de transition pourra vous aider pendant cette étape. Même si vous n'habitez pas à la maison de transition, vous pouvez appeler et recevoir du soutien. Vous pouvez appeler la ligne d'écoute téléphonique 24 heures sur 24 (appelez à frais virés au besoin) ou fixer un rendez-vous pour rencontrer le personnel.

Kaushee's Place (Whitehorse) 668-5733
Refuge pour femmes battues de Dawson 993-5086
Help and Hope for Families (Watson Lake) 536-2711
Carmacks Safe Home 863-5918 ou,
après les heures normales
de bureau, 863-5385
Magedi Safe Home (Ross River) 969-2722

Vous pouvez aussi téléphoner à la Section des services aux victimes à Whitehorse au 667-8500 pendant les heures de bureau et prendre les dispositions pour rencontrer une travailleuse sociale à votre maison ou dans un endroit sûr.

Ou encore la Section de la prévention de la violence familiale, à Whitehorse, au 667-3581 ou, sans frais, au 1-800-661-0408.

Les Autochtones désirant recevoir du soutien ou des renseignements à Whitehorse peuvent avoir recours au programme d'aide aux victimes de la Première nation des Kwanlin Dun, au 633-7852, ou au programme de mieux-être communautaire, au 633-6149.

Watson Lake a son propre bureau de coordination des services aux victimes (536-2541), de même que la ville de Dawson (993-5831). Si vous habitez dans une autre localité, appelez la Section des services aux victimes à Whitehorse. Le personnel peut se rendre dans les régions en périphérie au besoin.

Avant tout, vous aurez besoin de connaître vos droits, de savoir comment obtenir une pension alimentaire et la garde des enfants, et que faire si vous n'avez pas d'argent. Vous trouverez dans la section qui suit toute l'information nécessaire à ce sujet.


Questions de droit

Obtenir de l'information

Les maisons de transition peuvent vous renseigner sur les façons de faire de la GRC, la loi, l'appareil judiciaire et autres questions de droit.

Le personnel des maisons de transition peut aussi vous aider à obtenir des conseils juridiques et ce, même si vous n'habitez pas la maison de transition.

Pour en savoir davantage à propos de la loi, des avocats et des questions de droit, téléphonez à l'un ou l'autre des services suivants :

La ligne d'assistance juridique (668-5297 à Whitehorse ou, sans frais, 1-867-668-5297, de l'extérieur).
Le service d'aiguillage vers les avocats, qui vous permet de rencontrer un avocat pendant une demi-heure à un tarif horaire très raisonnable (668-4231).
Les deux services sont situés à Whitehorse.

Pour obtenir l'aide d'un auxiliaire parajudiciaire pour Autochtones, que ce soit pour des renseignements ou un renvoi à un service quelconque, composez le numéro indiqué en regard de votre localité :

Whitehorse, Carcross, Teslin, Haines Junction, Burwash ou Beaver Creek : 667-3781
Dawson ou Old Crow - Programme d'assistance parajudiciaire des Tr'ondëk Hwëch'in : 993-5385
Watson Lake - Programme d'assistance parajudiciaire de la Première nation de Liard : 536-2131
Ross River - Programme d'assistance parajudiciaire du Conseil Dena de Ross River : 969-2279
Carmacks, Mayo ou Pelly Crossing - Programme d'assistance parajudiciaire du Conseil des Tutchone du Nord : 996-2265.

Ne signez aucun papier qui pourrait porter atteinte à vos droits avant d'avoir parlé à un avocat. Si vous n'avez pas d'avocat, cherchez dans les pages jaunes, sous la rubrique « Lawyers » ou appelez le Service d'aiguillage vers les avocats à Whitehorse (668-4231).

Si vous ne pouvez payer un avocat, appelez la Société d'aide juridique à Whitehorse (667-5210). Par son entremise, vous pourrez obtenir des services juridiques gratuits si vous répondez aux critères d'admissibilité.


Qu'en est-il de la garde des enfants?

Si vous voulez obtenir la garde des enfants, il faut demander une ordonnance de garde. Communiquez avec un avocat ou l'aide juridique dès maintenant. La ligne d'assistance juridique (668-5297) vous renseignera sur la façon d'obtenir une ordonnance de garde.

Les travailleuses des services d'extension des maisons de transition peuvent aussi vous renseigner et vous aider, peu importe si vous habitez ou non la maison de transition.

Le Centre pour femmes Victoria-Faulkner (667-2693)
ou le Bureau de promotion des intérêts de la femme (667-3030), tous deux situés à Whitehorse, pourront aussi vous diriger vers les organismes appropriés.

Si vous craignez que votre partenaire emmène les enfants à l'extérieur du pays, vous pouvez demander au Bureau des passeports d'inscrire le nom des enfants sur une liste de sécurité, de sorte qu'on vous appellera si le père tente d'obtenir un passeport pour les enfants. Communiquez sans frais avec le Bureau des passeports à Ottawa, au 1-800-567-6868.

Il faudra présenter vos pièces d'identité, les certificats de naissance des enfants, les documents judiciaires (telles les ordonnances de garde, les ordonnances de non-communication, etc.) et une lettre expliquant pourquoi vous voulez inscrire le nom des enfants sur la liste de sécurité. Le Bureau des passeports garantit la sécurité pendant 90 jours, après quoi il faudra présenter une nouvelle demande.

Postez votre lettre à l'adresse suivante :

Bureau des passeports
Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international
Ottawa (Ontario)
K1A 0G3

Si vos enfants ont plus d'une nationalité, communiquez avec l'ambassade ou le consulat du pays étranger et demandez que l'on refuse de délivrer des passeports à vos enfants. (Vous trouverez les numéros de téléphone dans les pages bleues de l'annuaire téléphonique.)


Si la violence persiste après votre départ

Après votre départ, son comportement violent peut continuer ou même empirer pendant un certain temps. Il pourrait essayer de vous contrôler financièrement, par l'intermédiaire des enfants, des tribunaux, par de la violence physique, par des menaces ou du harcèlement.

Si cela se produit, il pourrait être en train d'enfreindre les conditions de sa libération ou être accusé de harcèlement criminel. Gardez un registre écrit de tous les contacts qu'il a faits et de ce qu'il a fait ou dit. Gardez toutes les notes écrites ou les messages enregistrés qu'il vous a laissés. Tenez la police, son agent de probation (le cas échéant) et votre avocat au courant de ce qui se produit.

Il pourrait tenter de vous faire sentir coupable ou de vous amener à le plaindre; se montrer aimant et généreux ou vous combler de cadeaux et d'attentions; utiliser des tactiques de peur pour vous inciter à revenir; tenter de miner votre résistance jusqu'à ce que vous retourniez avec lui. Une façon de faire face à la situation est de communiquer avec lui le moins possible.

Le personnel des maisons de transition, la police, l'agent de probation (le cas échéant), les services aux victimes, votre avocat, une conseillère ou une amie peuvent vous donner du soutien et vous aider pendant cette période. N'ayez pas peur de demander de l'aide.

Vous ne méritez pas d'être harcelée. Vous méritez une vie meilleure. Si vous avez encore peur de lui ou s'il vous menace, vous pouvez demander une ordonnance de bonne conduite.


Recours devant la loi

La Loi sur la prévention de la violence familiale

Il s'agit d'une nouvelle loi destinée à protéger les victimes de violence par la voie de trois types d'ordonnances émises par la cour.

Que se passe-t-il si l'agresseur n'est pas un membre de la famille?

La Loi sur la prévention de la violence familiale s'applique aux actes de violence perpétrés par les membres de la famille et les partenaires, que vous viviez ou non encore ensemble.

Qui sont les personnes désignées à qui je dois m'adresser?

Les personnes désignées pour vous aider à présenter une requête d'ordonnance pour une intervention urgente sont les agents de la GRC et les membres du personnel de la Section des services aux victimes. Communiquez avec la GRC ou la Section des services aux victimes de votre localité.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la Loi sur la prévention de la violence familiale et les ordonnances qui y sont prescrites, communiquez avec la Section de la prévention de la violence familiale au 667-3581 ou au numéro sans frais 1-800-661-0408, poste 3581 (tous les appels sont traités de façon confidentielle).


L'ordonnance pour intervention urgente (secours immédiat)

  • Est délivrée par téléphone par certains juges de paix.
  • Vous permet de rester chez vous avec vos enfants, si cela ne pose aucun danger.
  • Permet de faire évincer de votre résidence la personne responsable des actes de violence par un agent de police désigné.
  • Interdit à l'agresseur d'entrer en contact avec vous, votre famille ou toute autre personne dont le nom paraît sur l'ordonnance.

En plus de l'ordonnance d'intervention urgente, vous pouvez aussi demander que soit délivrée une ordonnance d'aide à une victime.


L'ordonnance d'aide aux victimes (aide prolongée)

  • Peut vous accorder la possession temporaire de biens personnels.
  • Peut empêcher la personne qui a commis des actes de violence de prendre ou d'endommager des biens personnels.
  • Peut exiger de la personne qui a commis des actes de violence qu'elle verse, à vous ou à vos enfants, une indemnité servant à couvrir les pertes de revenu, les frais médicaux, les frais de déménagement et les honoraires d'avocat.
  • Peut exiger de la personne qui a commis des actes de violence qu'elle se soumette aux conditions contenues dans l'ordonnance.
  • Ne peut être délivrée que par un juge de la Cour territoriale et vous devez vous présenter devant la cour.

On peut se procurer une trousse d'information concernant les ordonnances d'aide aux victimes auprès de la GRC ou des Services aux victimes. Si une personne que votre conjoint empêche de communiquer avec vous craint pour votre sécurité, elle peut demander que soit délivré un mandat d'entrée.


Le mandat d'entrée (aide extérieure)

  • Est délivré par un juge de paix ou un juge de la Cour territoriale.
  • Peut autoriser un agent de police à entrer dans votre résidence, vous aider ou vous en faire sortir, et fouiller la résidence à la recherche de signes de violence qui pourraient servir de preuves.


L'ordonnance de bonne conduite

Une ordonnance de bonne conduite est une ordonnance émise par un juge ou un juge de paix et qui enjoint à une personne de bien se conduire et de garder la paix. L'ordonnance peut inclure des conditions que la personne doit respecter pendant un temps déterminé jusqu'à un maximum de 12 mois.

La condition dont les ordonnances de bonne conduite sont le plus souvent assorties consiste à interdire à l'agresseur tout contact direct ou indirect avec la victime. Un contact direct signifie lui téléphoner, la visiter à la maison, se rendre à son lieu de travail, lui parler dans la rue, etc. Les contacts indirects incluent lui laisser des notes écrites ou lui faire parvenir un message par l'entremise d'une tierce personne.

Vous pouvez aussi demander au tribunal d'inclure d'autres conditions si vous croyez que ces dernières vous protégeront, par exemple :

  • aucun accès à votre résidence;
  • pas de contact avec les enfants sauf par l'intermédiaire d'une tierce personne, comme une travailleuse sociale.

Le tribunal peut aussi ordonner à une personne de verser de l'argent à la Cour. Si la personne respecte les conditions, l'argent est remis à l'expiration de l'ordonnance.

Tous les juges de la Cour territoriale, de même que certains juges de paix, sont autorisés à délivrer des ordonnances de bonne conduite. Demandez à l'agent de la GRC qui s'occupe de votre cas de s'informer si le juge de paix de votre localité peut délivrer des ordonnances de bonne conduite. Dans la négative, il faudra attendre la venue du tribunal itinérant ou venir à Whitehorse pour présenter la demande.

Nota : Bien que l'ordonnance de bonne conduite ne soit pas un document d'inculpation, le bris des conditions de l'ordonnance constitue une infraction criminelle.

Pour obtenir une ordonnance de bonne conduite , il faut d'abord se rendre au bureau local de la GRC et expliquer vos raisons. L'agent vous aidera à entamer le processus. Vous et l'agresseur devrez comparaître en cour. La Section des services aux victimes à Whitehorse pourra vous aider dans ce processus (667-8500 ou sans frais, 1-800-661-0408, poste 8500).

En cour, il faudra fournir les détails des situations où il vous a frappée ou menacée. Il vous faudra convaincre le juge ou le juge de paix que vous avez de bons motifs d'avoir peur. Quand le juge ou le juge de paix aura entendu les deux parties, une décision sera rendue quant à la délivrance de l'ordonnance et des conditions nécessaires pour votre protection.

Nota : L'ordonnance de bonne conduite ne peut être renouvelée après son expiration. Vous pouvez toutefois demander qu'une nouvelle ordonnance soit rendue si vous sentez toujours le besoin de protection.


Que se passe-t-il s'il ne respecte pas l'ordonnance de bonne conduite?

Gardez toujours une copie de l’ordonnance sur vous. S’il ne respecte pas les conditions, téléphonez à la GRC et informez l’agent de la situation. Votre agresseur peut être accusé d’enfreindre l’ordonnance. Cela constitue une infraction criminelle. Une personne reconnue coupable d’une telle infraction est passible d'une amende maximale de 2000 $ et d'un emprisonnement maximal de deux ans, ou de l’une et l’autre de ces peines.

Si vous choisissez de ne pas faire rapport de l’infraction aux conditions de l’ordonnance, gardez quand même un registre écrit de l’incident au cas où vous en auriez besoin plus tard.

L'ordonnance de non-communication est une solution de rechange à l’ordonnance de bonne conduite. Si vous êtes engagée dans une bataille pour la garde de vos enfants ou pour le paiement alimentaire et que votre conjoint vous contrarie ou vous harcèle, vous pouvez demander une ordonnance de non-communication.

Communiquez avec la Société d’aide juridique de Whitehorse (667-5210) ou avec un avocat pour obtenir plus de renseignements sur les ordonnances de non-communication.

Continuez à garder un registre écrit de ses comportements violents et conservez les éléments comme ses messages enregistrés sur le répondeur téléphonique. Faites-en des copies et gardez ces dernières à la maison ou dans un lieu sûr. Faites savoir à certains tiers clés (voisins, amis, propriétaire, écoles, garderies) qu'une ordonnance de bonne conduite est en vigueur.


Obtenir des conseils juridiques d'un professionnel

Vous pourriez avoir besoin d'un avis juridique professionnel si vous décidez de ne pas retourner avec votre partenaire tout de suite. Un avocat peut vous donner un avis professionnel si vous voulez obtenir une ordonnance de bonne conduite, la garde des enfants ou un divorce. De nombreuses femmes ont peur ou se sentent intimidées de consulter un avocat, mais vous ne pouvez pas remettre cette démarche à plus tard. Il pourrait être utile de vous faire accompagner par quelqu'un qui prendra des notes.

L'avocat aura besoin des documents et renseignements suivants :

  • votre numéro d'assurance sociale et votre date de naissance;
  • votre certificat de mariage;
  • bail, acte de vente ou hypothèque de la maison;
  • les talons de chèque de paie récents ou la déclaration de revenus la plus récente de votre partenaire;
  • votre déclaration de revenus;
  • livrets de banque;
  • dossiers d'immigration ou passeports;
  • votre registre de ses comportements violents à votre égard;
  • toutes les ordonnances de la cour et les avis de décision judiciaire.

En règle générale, les honoraires des avocats sont calculés à l'heure, mais certains offrent une première consultation gratuite. Selon les cas, on pourra vous demander de verser un acompte (appelé provision). Préparez une liste de questions et amenez-la avec vous, ainsi que tous les renseignements que vous pourrez réunir. Les questions pourraient porter sur la cour, les procès, la séparation et le divorce, la personne qui a le droit de garder la maison et les biens. Il serait aussi utile de discuter de la possibilité de demander une pension alimentaire pour vous-même ou pour les enfants et de la pertinence d'une ordonnance de non-communication.

Points à discuter avec l'avocat :

  • honoraires;
  • possibilité d'obtenir une ordonnance de bonne conduite ou une ordonnance de non-communication (qui interdit à l'agresseur de vous harceler et qui permet à la GRC de l'arrêter s'il enfreint une ordonnance enregistrée auprès de la GRC.);
  • garde des enfants et accès à ceux-ci;
  • pension alimentaire pour vous ou les enfants;
  • questions que le juge posera probablement en cour;
  • conséquences si vous quittez le territoire ou le pays avec ou sans les enfants;
  • droits patrimoniaux;
  • cartes de crédit et comptes bancaires en commun;
  • à quoi s'attendre en cour.


Connaissez vos droits

La moitié de l'argent dans le compte conjoint vous appartient.

Vos effets personnels sont à vous, de même que les effets personnels des enfants s'ils sont avec vous.

Déclaration de vos droits!


Protégez votre argent

Vous attendez peut-être un chèque par la poste de votre employeur, de l'assurance-emploi, du crédit d'impôt pour enfants ou de l'assistance sociale. Vous pouvez appeler ces bureaux et demander au personnel de ne pas poster votre chèque à votre adresse domiciliaire. Appelez dès que possible.

Vous pouvez faire expédier tout votre courrier à une nouvelle adresse, moyennant certains droits. Le bureau de poste enverra votre courrier à la nouvelle adresse pour un maximum de six mois. Il faut compter de 5 à 10 jours avant que la demande soit traitée.

Vous pourriez aussi vouloir ouvrir votre propre compte bancaire et prendre les dispositions pour que vos chèques y soient déposés directement. Il ne pourra pas toucher à votre argent dans votre propre compte.


Assistance sociale/bien-être

Que se passe-t-il si vous n'avez pas d'argent, ou si vous n'en avez pas assez?

Si vous quittez la maison et que vous n'avez pas assez d'argent, vous pourriez recevoir de l'assistance sociale. Il est gênant de demander de l'assistance sociale, mais ces services sont là pour aider les gens qui traversent des périodes difficiles. Voyez la chose comme une situation temporaire, comme un moyen d'échapper à une relation de violence ou comme un moyen de prendre le contrôle de votre vie.

Vous pouvez téléphoner, écrire ou vous rendre au bureau de Santé et Affaires sociales et remplir un formulaire de demande d'assistance sociale. À Whitehorse, le bureau est situé au 3168, 3 e Avenue (667-5674).

Quand vous présentez une demande d'assistance sociale, il vous faut :

  • expliquer la raison de votre demande;
  • donner vos nom et adresse (vous ne pouvez pas présenter une demande comme chef de famille monoparentale ou comme célibataire si vous et votre partenaire vivez encore à la même adresse);
  • présenter des pièces d'identité pour vous et vos enfants (certificat de naissance, carte d'assurance-santé du Yukon, carte d'assurance sociale, passeport, certificat de statut autochtone, etc.);
  • fournir des renseignements sur tout revenu ou autre somme que vous recevez (talons de chèque de paie, relevés bancaires);
  • montrer quelles sont vos dépenses de logement, telles que le loyer, l'hypothèque, l'électricité, le chauffage, etc.; ( Nota : Si l'hypothèque est à votre nom et à celui de votre conjoint, on pourrait lui demander d'en payer la moitié.)
  • En règle générale, on vous dit tout de suite si vous êtes admissible à recevoir de l'assistance sociale et le montant que vous recevrez. Cela peut prendre jusqu'à sept jours avant que vous ne receviez un chèque. Présentez donc votre demande dès que possible. Il est aussi possible de recevoir une aide financière immédiate pour les urgences comme le logement ou la nourriture.

Si vous êtes admissible à l'assistance sociale, vous et votre travailleuse sociale établirez un budget mensuel basé sur les taux actuels d'assistance sociale pour la nourriture, le logement, les vêtements et autres articles divers. Toute somme reçue chaque mois d'autres sources est déduite de ce budget. Ce qui reste (le déficit budgétaire) est le montant que vous recevrez de l'assistance sociale. Les taux varient mais, en général, ils sont peu élevés.

Les demandes d'assistance sociale suivent un processus souvent pénible, mais vous pouvez vous faire aider. Il est aussi important de noter que vous pouvez appeler de toute décision relative à l'aide sociale. Vous pouvez obtenir de plus amples renseignements à votre bureau local d'assistance sociale.


Aide financière pour les Autochtones

Si vous êtes membre d'une première nation du Yukon, il faut vous rendre au bureau de la première nation dans votre localité pour faire une demande d'assistance sociale. Si vous vivez à Whitehorse mais n'êtes pas membre d'une première nation de l'endroit, communiquez avec le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, à l'Édifice Elijah-Smith, bureau 122 (667 3100).


Pension alimentaire et soutien des enfants

Si les enfants sont avec vous, vous avez le droit de recevoir une pension alimentaire de leur père. Le personnel des maisons de transition peut vous transmettre des renseignements et vous aider dans vos démarches.

Nota : La politique d'assistance sociale exige que vous vous inscriviez le plus tôt possible au Programme d'exécution des ordonnances alimentaires (PEOA). Téléphonez au 667-8231.

Dans les cas où il y a eu violence, vous devriez d'abord appeler la Société d'aide juridique à Whitehorse (667-5210) pour savoir si vous êtes admissible à recevoir de l'aide lorsque vous présenterez la demande.

Dans la négative, il faudra alors communiquer avec un avocat ou appeler la ligne d'assistance juridique (668-5297) pour obtenir les renseignements nécessaires pour présenter vous-même la demande au tribunal. Les règles de procédure exigent que certains documents soient produits, selon certains formats, etc.

Si vous recevez de l'assistance sociale, votre travailleuse sociale vous demandera de remplir un feuillet de renseignements concernant votre partenaire; ces renseignements seront transmis aux Services judiciaires du ministère de la Justice.

Si vous êtes admissible, le tribunal déterminera le montant du soutien qui devra être payé. L'ordonnance alimentaire accordée par le tribunal n'est pas automatiquement inscrite au Programme d'exécution des ordonnances alimentaires. Il faut remplir un formulaire d'inscription, que vous pouvez obtenir dans la plupart des bureaux fournissant des services juridiques. Une fois le formulaire rempli, il faut téléphoner au Programme d'exécution des ordonnances alimentaires à Whitehorse (667-8231) pour prendre rendez-vous avec un agent responsable et signer un affidavit d'arriérés (s'il y a lieu). L'agent vous expliquera le fonctionnement du programme; il faudra alors l'informer des antécédents de mauvais traitements par le père des enfants.

Le rôle du Programme d'exécution des ordonnances alimentaires est de percevoir toute pension alimentaire due, courante ou en souffrance. Le Programme fera tout ce qui est légalement possible pour percevoir la pension alimentaire prescrite par le tribunal; toutefois, le Programme ne peut pas garantir la perception de l'argent, ni le moment où les paiements seront effectués.

Si l'agresseur vous menace ou vous enjoint de vous retirer du programme, informez-en les agents du Programme. Ils travailleront avec vous pour que votre revenu ne soit pas touché.

Les Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants sont entrées en vigueur en vertu de la Loi sur le divorce le 1er mai 1997. Si vous avez obtenu un divorce après cette date, la cour utilisera ces lignes directrices pour établir le montant des pensions alimentaires. Si vous avez divorcé avant le 1er mai 1997, on utilisera les lignes directrices pour calculer les montants de pension alimentaire si vous présentez une demande de modification de l'ordonnance alimentaire.

Les modifications à la Loi sur le divorce ont aussi changé les règles d'imposition relatives aux pensions alimentaires pour enfants. Le parent recevant une pension alimentaire pour enfants n'a plus à payer l'impôt sur la pension et le parent qui paie la pension alimentaire ne peut plus demander une déduction. À l'heure actuelle, ces lignes directrices ne s'appliquent qu'aux ordonnances de pensions alimentaires accordées en vertu de la Loi sur le divorce .

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les effets de ces modifications dans votre cas, appelez la ligne d'assistance juridique au 668-5297.


La recherche d'un logement

Où irez-vous quand vous quitterez la maison de transition, le motel ou la maison de votre amie?

Vous devriez pouvoir trouver un logement à loyer modéré. Pour obtenir de l'aide, communiquez avec l'un des services suivants :

Société d'habitation de Whitehorse 667-5712
Société d'habitation Grey Mountain
(pour les membres des premières nations)
633-4880
Bureaux régionaux de la Société d'habitation du Yukon :
Carcross 821-4281
Carmacks 863-6411
Dawson 993-5478
Faro 994-3113
Haines Junction 634-2202
Mayo 996-2358
Pelly Crossing (Mayo) 996-2358
Ross River 969-2347
Teslin 390-2024
Watson Lake 536-7304


Si vous avez besoin d'aide pour l'achat ou la rénovation de votre domicile actuel, appelez la Société d'habitation du Yukon à Whitehorse (667-5759).

Kaushee's Place à Whitehorse offre une « résidence de deuxième étape », c'est-à-dire un hébergement transitoire sûr et abordable pour les femmes maltraitées et leurs enfants. En général, vous pouvez y habiter jusqu'à six mois.


Renseignements sur les loyers

Quand vous cherchez un logement, les annonces classées du journal sont un bon endroit où commencer votre recherche. Cela vous donnera une idée du marché et du prix des loyers.

En vertu de la loi, on ne peut refuser de vous louer un appartement ou une maison si vous avez des enfants. Toutefois, vous pouvez être refusée si vous avez des animaux domestiques.

Quand vous trouverez un logement à louer, on pourra vous demander de payer le premier et le dernier mois de loyer. L'assistance sociale vous accordera le premier mois et au moins une partie du dernier mois de loyer, selon le montant.

Nota : Au Yukon, en vertu de la Loi sur la location immobilière, il est défendu aux locateurs d'exiger un dépôt en cas de dommages.

Vous pourriez aussi avoir à signer un bail, qui est un formulaire confirmant que vous êtes locataire de l'endroit. Le bail spécifie la durée de la location et le loyer mensuel. Assurez-vous de bien comprendre le bail avant de le signer et d'en garder une copie.


Quels sont vos besoins en matière de logement?

Lorsque vous répondez à une annonce pour un logement, informez-vous de la sécurité de l'édifice, du coût du logement, des services inclus (chauffage, électricité), du dépôt requis et de la superficie, de l'emplacement et de la distance des écoles.

Posez-vous les questions suivantes avant de commencer à chercher un logement :

  • Sûreté
    • De quoi avez-vous besoin pour être à l'abri de votre agresseur?
    • Avez-vous besoin d'être à un troisième étage ou plus haut?
    • Avez-vous besoin de vivre dans un immeuble sécuritaire, avec entrée fermée à clé en permanence et système d'intercom?
  • Coût
    • Combien pouvez-vous payer pour le loyer?
    • Combien pouvez-vous payer pour le chauffage et l'électricité?
    • L'assistance sociale et les prestations familiales ne couvrent qu'une partie des frais de subsistance. Essayez de savoir à l'avance combien vous recevrez.
  • Espace
    • Combien de chambres à coucher vous faut-il?
    • De combien d'espace avez-vous besoin?
  • Emplacement
    • Vous faut-il être près de votre lieu de travail?
    • Vous faut-il être près des écoles?
  • Autres questions
    • Voulez-vous vivre seule ou partager un appartement?
    • Si vous avez des enfants, voudriez-vous partager le logement avec une autre mère?


Soutien et counseling pour vous et vos enfants

Vous avez passé des moments difficiles. Vous avez fait beaucoup de changements dans votre vie en très peu de temps. Et il y aura encore bien des choses à changer. Cette situation peut s'avérer stressante pour vous et vos enfants.

Vous vous sentez peut-être effrayée ou désorientée, blessée, coupable, anxieuse et en colère. Vous pouvez ressentir du chagrin, de la solitude, du soulagement ou éprouver le sentiment que les gens vous ont laissé tomber. Quels que soient vos sentiments, vous voudrez peut-être en parler avec une conseillère professionnelle. Ces personnes sont qualifiées pour vous aider à faire le point. Elles sont là pour vous écouter.

La Division des services aux victimes et de la prévention de la violence familiale, à Whitehorse, (667-8500 ou 1-800-661-0408, poste 8500) offre des services de counseling gratuits et confidentiels au moyen de groupes de soutien, et ce, sans liste d'attente.

D'autres organismes offrent aussi du counseling gratuit ou à tarif dégressif. Il pourrait par contre y avoir un délai pour rencontrer quelqu'un. En attendant, vous pouvez recevoir du soutien de la maison de transition.

Le personnel de la maison de transition est habitué à s'occuper des femmes et des enfants victimes de violence. On pourra vous aider à trouver la conseillère appropriée. Si vous n'êtes pas à l'aise avec la première conseillère, essayez d'en rencontrer une autre.

Voici une liste d'autres organismes de Whitehorse offrant du counseling et des renseignements :

Yukon Family Services Association 667-2970
Cet organisme offre un programme de participation communautaire pour le counseling (on accepte les appels à frais virés)
Service de soins aux enfants victimes de violence à Whitehorse 667-8227
Cet organisme est axé sur l'aide aux enfants victimes de traumatisme ou de violence
Services à l'enfance et à la famille à Whitehorse 667-3002
Programme d'aide aux employés du gouvernement du Yukon (pour les fonctionnaires territoriaux) 668-3277
Services en santé mentale 667-8346
Bureau de lutte contre la toxicomanie et l'alcoolisme 667-5777
Centre de l'amitié Skookum Jim 633-7680
Programme de mieux-être communautaire des Kwanlin Dun 633-6149
Services aux victimes, Programme de justice communautaire des Kwanlin Dun 633-7852
Centre pour femmes Victoria-Faulkner 667-2693
Autres organismes de soutien :
Les EssentiELLES (Whitehorse) 668-2663
Le Bureau de promotion des intérêts de la femme à Whitehorse (pour renvois ou ressources documentaires) 667-3030 ou, sans frais,
1-800-661-0408, poste 3030

Dans la plupart des localités du Yukon, vous pouvez communiquer avec le bureau de Santé et Affaires sociales ou le centre de santé communautaire pour recevoir du soutien. Il existe aussi plusieurs organismes sociaux privés; notez toutefois que leurs honoraires sont généralement plus élevés.

Vous croyez peut-être que vous n'êtes pas assez forte pour vous occuper de tout vous-même. Dites-vous que vous n'avez rien à prouver. Vous avez survécu à des choses que la plupart des gens n'ont pas connues, et vous avez déjà entrepris des démarches très difficiles pour redresser la situation.

Il faut du courage pour admettre qu'il est temps de demander de l'aide . Vous méritez d'être heureuse et vous avez besoin de prendre soin de vous-même. Il vous faut vous occuper de vous-même pendant quelque temps.

Les enfants auront besoin de savoir qu'il est acceptable qu'ils continuent d'aimer leur père et qu'ils s'en ennuient. Mais ils doivent comprendre que son comportement violent n'est pas acceptable. Il faut qu'ils sachent que vous vous sentez bien, même si vous pleurez ou êtes troublée. Les enfants ont besoin de connaître la vérité.

Les enfants voudront peut-être jeter le blâme sur quelqu'un. Ils pourront rejeter la responsabilité sur vous, parce que vous êtes celle qui a quitté le foyer. Ils ont vu votre agresseur vous faire des reproches et ils suivent son exemple. Mais sachez que si vos enfants osent vous montrer leur colère ou leur peur, c'est qu'ils vous font confiance.

Les reproches de vos enfants peuvent être difficiles à accepter. Soyez patiente avec eux. Essayez de les aider à comprendre pourquoi vous faites les démarches actuelles. Cela les aidera peut-être de savoir que vous aussi, vous avez peur.

Avoir recours au counseling pour les enfants ne veut pas dire que vous avez manqué à vos engagements. Vos enfants ont passé un mauvais moment. C'est normal qu'ils aient besoin d'aide.

Si vous voulez avoir accès à du counseling ou à des programmes spécialisés pour vos enfants, téléphonez au Service de soins aux enfants victimes de violence à Whitehorse, au 667-8227.


Avant de penser à renouer la relation

À un moment donné, il se peut que vous songiez à renouer les liens avec votre partenaire. Dans ce cas, il serait bien d'en parler avec quelqu'un d'abord. Vous voudrez peut-être obtenir du counseling personnel.

Bien des femmes qui ont fait face à la violence ont mis à profit l'aide reçue pour modifier des comportements nuisibles qui créaient des obstacles à leur bien-être. Ceci dit, ces changements de comportement entraînent souvent une certaine instabilité au sein de la famille, le temps que chacun s'adapte aux attitudes plus saines adoptées par le conjoint violent et développe des comportements qui vont dans le même sens. La lecture de quelques documents ou de brochures sur la violence pourra sûrement vous être utile.

Le programme à l'intention des femmes de la Section de la prévention de la violence familiale vous offre des renseignements détaillés. Vous pouvez aussi consulter des ressources autodidactiques au bureau de nombreux organismes de services à Whitehorse, dont la Yukon Family Services Association, le Bureau de promotion des intérêts de la femme, le Bureau de lutte contre l'alcoolisme et la toxicomanie, Kaushee's Place et le Centre pour femmes Victoria-Faulkner.

Si vous n'habitez pas Whitehorse, les organismes de services de votre localité peuvent avoir une bibliothèque où vous pourrez emprunter des livres.

Avant de décider de renouer les liens, prenez un moment pour réfléchir sur vos besoins dans une relation saine. Si votre agresseur reçoit de l'aide pour changer son comportement, demandez-vous quels progrès il a vraiment accompli.


Les programmes à l'intention des conjoints violents peuvent-ils aider?

Il arrive que le tribunal prescrive à un conjoint violent de suivre un programme qui l'aidera à changer son comportement.

Au Yukon, la Section de la prévention de la violence familiale à Whitehorse offre un programme à l'intention des conjoints violents . Ces programmes ne profitent pas à tous les hommes. Le counseling ne porte fruit que s'il veut changer son comportement.

D'abord, il faut qu'il admette qu'il a un problème. Puis il doit avoir la volonté de travailler à changer son comportement. La nature et le degré des changements dépendront de ses raisons pour obtenir de l'aide.

Avec le counseling, il se peut qu'il cesse d'être violent, mais il pourrait aussi ne changer que la forme de violence qu'il utilise. Certains hommes mettent un frein à la violence physique, mais ont davantage recours à la violence psychologique ou verbale. En amour, il faut de la confiance et du respect. Les hommes violents sont souvent jaloux sans raison; cependant, il existe des moyens non violents de réagir.

Il n'y a pas de garantie ni de solution miracle. Il est important que le counseling soit orienté sur son comportement violent et l'amène à accepter l'obligation de changer ce comportement. Il se peut qu'il laisse le programme ou qu'il cesse de recevoir le counseling si vous retournez avec lui ou si la cour ne l'y oblige plus, et se contente de vous dire les choses qu'il croit que vous voulez entendre.

C'est à vous de juger ce qui vous convient le mieux. Il ne peut pas vous forcer à lui donner des garanties. Vous seule pouvez décider si les mauvais traitements ont vraiment cessé.


La médiation est-elle une bonne solution?

Au Canada, on tente de plus en plus de régler les problèmes familiaux en dehors des tribunaux. Il est important de souligner que la médiation s'appuie sur l'égalité. Lorsqu'il y a de la violence dans la relation, il est rare que cette dernière respecte les principes d'égalité. La médiation peut être une bonne solution pour certains couples, mais ce n'est pas une solution universelle .

Lorsqu'il y a eu violence dans votre relation, il se peut que la médiation soit infructueuse. Si la peur de la violence vous empêche de discuter de vos besoins ouvertement et honnêtement, la médiation ne pourra pas vous aider.

Quand un médiateur expérimenté ne peut redresser le déséquilibre de pouvoir dans un couple, les tribunaux pourraient être un meilleur choix pour protéger une personne qui a été victime de mauvais traitements. Il n'y a aucune médiation ni aucun compromis à faire en ce qui a trait à la violence comme telle.

La médiation ne servira à rien si votre partenaire n'est pas assez motivé.

Si vous choisissez la médiation, assurez-vous d'avance que le médiateur comprend bien les questions relatives aux femmes victimes de mauvais traitements et aux questions de pouvoir et de contrôle.

Quand vous choisissez un médiateur, cherchez quelqu'un dont les compétences et la formation correspondent à votre situation. Demandez des références et parlez à d'autres personnes qui ont utilisé les services de ce médiateur ou de cet organisme.


Quelques points à garder à l'esprit, quelle que soit votre décision :

  • Personne n'a le droit de vous frapper.
  • Personne n'a le droit de vous blesser de quelque façon que ce soit, ni de vous faire vivre dans la peur.
  • Vous ne méritez pas d'être maltraitée.
  • Vous avez le droit de vous sentir en sécurité dans une relation.
  • Vous avez le droit d'être traitée avec respect.
  • Quelle que soit votre décision, votre sécurité et celle de vos enfants passent avant tout.

Rappelez-vous que vous n'êtes pas seule.

Il y a des gens qui se soucient de vous.

Et des gens qui peuvent vous aider.

Il existe des endroits où vous pouvez aller

Et des moyens de trouver de l'argent et un emploi.

Dites-vous que vous pouvez changer la situation et avoir de l'aide pour le faire.

Vous seule avez le pouvoir de décider quel genre de vie vous voulez mener.