Justice

Projet Lynx

Direction des services aux victimes

Projet Lynx : aider les enfants et les jeunes victimes d’actes criminels

L’une des préoccupations fondamentales des parents est d’assurer la sécurité de leurs enfants. Lorsque des enfants sont victimes d’un acte criminel, la situation est tout aussi éprouvante pour les parents ou les parents substituts que pour les victimes mêmes.

Si un enfant est victime d’un acte criminel, les Services aux victimes peuvent fournir du soutien à l’enfant et aux membres de la famille.

Si votre enfant est accusé d’un acte criminel, consultez le site de Justice Jeunesse pour savoir comment aider votre enfant.

Ce que les Services aux victimes peuvent faire pour les jeunes et les enfants victimes d’actes criminels

Les Services aux victimes offrent une vaste gamme de services de soutien et de renseignements à toutes les victimes d’actes criminels, y compris les enfants et les jeunes. Le soutien offert à ces derniers peut prendre les formes suivantes :

  • offrir un soutien d’urgence (sans rendez-vous) aux parents, aux enfants et aux autres membres de la famille touchés par l’incident;
  • offrir une écoute attentive à la jeune victime et l’aider à verbaliser son expérience;
  • aider au besoin l’enfant et les parents à préparer un plan de sécurité .
  • collaborer avec d’autres intervenants du système de justice pénale pour minimiser autant que possible les traumatismes subis par le jeune ou l’enfant (voir les renseignements sur le projet Lynx pour en savoir plus). 
  • aider la victime à obtenir de l’aide d’autres organismes.

Réactions possibles des jeunes et des enfants victimes d’actes criminels

Pour un enfant, subir de la violence peut altérer à jamais sa vision du monde en tant que lieu sûr. Être victime d’un crime peut avoir de nombreuses répercussions sur le jeune ou l’enfant, tant sur le plan affectif que physique.

Les enfants sont susceptibles d’exprimer leurs émotions de façon différente, selon le stade de développement auquel ils sont rendus.

Ils peuvent réagir de diverses façons : besoin de plus d’attention; tendance à s’isoler; maux de ventre; anxiété; dépression; déni. Il se peut aussi que certains enfants adoptent un comportement rebelle lorsqu’ils ont de la difficulté à exprimer leurs sentiments.

Les parents et autres membres de la famille peuvent aussi être éprouvés par un acte criminel

Les parents et les autres membres de la famille peuvent aussi être sous le coup d’émotions très vives : choc, incrédulité, honte, culpabilité et peur que la violence se poursuive. Selon les circonstances, il se peut même que les parents éprouvent de la colère envers l’enfant ou que les frères et sœurs éprouvent de la confusion ou cherchent à surprotéger la victime.

Il est important que les membres de la famille reçoivent le soutien dont ils ont besoin. Si vous êtes touché par un acte criminel, même de façon indirecte, vous avez droit aux services de soutien offerts par les Services aux victimes.

Comment aider un enfant victime d’un acte criminel?

Les parents et parents substituts peuvent être d’un grand secours à l’enfant après un crime.

  • Faites-lui savoir qu’il a bien fait d’en parler à quelqu’un.
  • Restez calme.
  • Faites comprendre à l’enfant que c’est généralement bénéfique d’en parler et offrez-lui une écoute attentive.
  • Rassurez l’enfant qu’il n’a rien à se reprocher pour ce qui s’est passé.
  • Acceptez qu’il puisse faire des caprices, mais soyez prêt à poser des limites.
  • Analysez vos propres émotions et prenez soin de vous.
  • Préparez l’enfant aux différentes étapes qu’il devra franchir.
  • Soyez aux aguets pour tout signe indiquant qu’il lui faut plus d’aide.

Obligation de signaler les actes criminels

La loi oblige tous les citoyens à signaler les cas où un enfant (c’est-à-dire toute personne de moins de 19 ans) pourrait avoir besoin de protection.

Par exemple, il faut signaler aux Services à la famille et à l’enfance tout cas où un enfant fait l’objet de mauvais traitement, de violence psychologique, de négligence ou d’exploitation sexuelle. Il faut également les aviser si l’enfant vit dans un foyer où il y a de la violence familiale.

Cyberaide

Communiquez avec la centrale canadienne Cyberaide.ca pour signaler tout cas d’exploitation sexuelle d’enfants sur Internet. Les types de signalements traités par l’organisme incluent la pornographie, le leurre, le tourisme pédophile et la prostitution juvénile.

Cyberaide offre également aux familles canadiennes un centre d’information, de ressources, de soutien et d’orientation pour les aider à assurer la sécurité de leurs jeunes sur Internet.