Justice

Agression sexuelle

Différents types d’actes criminels

Direction des services aux victimes

Agression sexuelle

On appelle « agression sexuelle » tout geste ou attouchement à caractère sexuel commis sans votre consentement ou permission.

Si vous avez été forcée de participer à un acte sexuel (ou si vous y avez participé parce que vous vous craigniez pour votre sécurité ou votre bien-être), on ne peut pas parler de consentement.

Une agression sexuelle – qu’on appelle aussi violence sexuelle – peut prendre d’autres formes que le viol. Si on vous a embrassée, caressée ou forcée à avoir une relation sexuelle contre votre gré, cela constitue aussi une agression sexuelle. Les femmes, les hommes, les filles et les garçons peuvent tous en être victimes.

Les agressions sexuelles englobent toutes les situations suivantes :

  • être touchée là on ne veut pas l’être
  •  être forcée à toucher quelqu’un pour son plaisir sexuel;
  • être forcée à avoir une relation sexuelle; 
  • subir des attouchements sexuels en état d’inconscience par suite d’un excès d’alcool à une fête (on ne peut pas donner son consentement si on dort ou qu’on est tombée dans les pommes).

Vous n’êtes jamais à blâmer si cela se produit. C’est un acte criminel

Ce que peut faire une victime adulte

Parlez-en à quelqu’un

Cela pourrait vous aider d’en parler à quelqu’un à qui vous faites confiance, quelqu’un qui est prêt à vous écouter et à vous appuyer.

Si vous gardez la chose secrète, vous risquez d’éprouver encore plus de souffrances émotionnelles et psychologiques. En gardant le secret, la seule personne que vous protégez, c’est l’agresseur. Prenez soin de vous-même avant tout!

Si vous ne pouvez pas en parler tout de suite, notez par écrit ce qui s’est passé au cas où vous voudriez communiquer plus tard avec les Services aux victimes ou avec la police.

Obtenir des soins médicaux
Le personnel médical peut vous aider de diverses façons, par exemple : soigner vos blessures, vous faire passer des tests de dépistage d’infections transmissibles sexuellement et, au besoin, vous donner des médicaments. Consultez la page Obtenir des soins médicaux pour en savoir plus.

Un hôpital ou un centre de santé peut aussi recueillir des éléments de preuve de l’agression sexuelle à l’aide d’une trousse médico-légale (qu’on appelle aussi une « trousse de prélèvement en cas de viol »), avec laquelle on prélève des échantillons d’ADN et d’autres éléments de preuve. Il est important que les prélèvements soient faits aussitôt que possible, idéalement avant que vous preniez un bain ou une douche.

Vous pouvez demander qu’on utilise une trousse médico-légale même si vous n’avez pas encore signalé l’incident à la police. Si vous êtes indécise à ce sujet, le personnel médical peut conserver les échantillons prélevés jusqu’à six mois. C’est pourquoi on appelle ces trousses « Kit on Ice ».

Signalement à la police 
C’est à vous qu’il revient de décider si vous voulez signaler l’agression à la police. Vous préférez peut-être attendre un peu, mais gardez en tête que plus tôt vous signalerez l’incident, mieux les policiers seront en mesure de mener une enquête.

Consultez la page Signalement à la police pour mieux comprendre ce qui se passera.

Les Services aux victimes peuvent vous venir en aide à n’importe quel moment, que vous ayez choisi de signaler l’incident à la police ou non. Nous pouvons vous renseigner sur ce qui se produira si vous faites intervenir des policiers et vous aider à surmonter cette épreuve.

Les jeunes et les enfants

Certaines lois offrent une protection supplémentaire aux enfants et aux jeunes qui sont victimes de violence sexuelle. L’âge des personnes à qui est offerte cette protection varie d’une loi à l’autre : dans certains cas, ils doivent avoir moins de 21 ans, dans d’autres, moins de 18 ans, et dans d’autres encore, moins de 16 ans.

Pour en savoir plus sur ce que l’on considère une infraction sexuelle contre les enfants et les jeunes et savoir quoi faire le cas échéant, consultez la page Aider les enfants et les jeunes.

On trouvera un supplément d’informations très utiles dans une série de livrets intitulés C’est ton corps, c’est toi qui décides – Prévention de l’agression sexuelle à l’intention des jeunes.

Aider une victime d’agression sexuelle

De nombreuses victimes d’agression sexuelle ont parlé de l’importance d’avoir dans leur entourage une personne prête à les écouter sans porter de jugement et à les soutenir. Le simple fait d’avoir quelqu’un à qui parler qui les croit est déjà beaucoup.

Si vous êtes dans une telle relation d’aide, vous devriez lire How to support a woman who has been sexually assaulted  (Comment aider une femme victime d’agression sexuelle), une publication qui vous renseignera sur ce que la victime pourrait éprouver, quel soutien vous pouvez lui apporter, et quelles sont ses options du point de vue médical et juridique.